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30 décembre 2007

Commentaires

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Jean Thibault

Un coup d’œil derrière, pour mieux avancer.

Le Québec vit présentement une autre période de remise en question. Les ‘’accommodements raisonnables’’ sont à l’exemple des doutes et de l’évolution de notre société. Alors que le Canada vit ou se prépare à vivre une période également de questionnement, le Québec se distingue en étant dans le vif du sujet même si les raisons sont différentes et les questions posées différemment que chez nos voisins.

Dans le passé contemporain, je revois les remises en question faites lors des États généraux du Canada français de 1966-1969 (ajoutons les Congrès de la Langue française en 1912, 1937 et 1952) et de la Commission Bélanger-Campeau en 1990-91, et je me dis voilà un autre chapitre de notre histoire en train de s’écrire devant nous.

Sommes-nous pusillanimes ? Avons-nous peur ou sommes-nous des réalistes ? Se questionner à différent stade de notre évolution, tous ensembles, dans un esprit d’ouverture me semble sain et nécessaire. Les conclusions viendront en temps et lieu et conforme à ce qui fait ce que nous sommes.

Devant l’obligation démocratique que nous nous sommes donnés, il me semble que s’asseoir, écouter et proposer s’impose devant l’exigence énorme d’une majorité consentante.

Montréal-Ahuntsic

Jean-Marie Francoeur

J'ai bien aimé votre lettre dans Le Devoir. Il est intéressant d'entendre la perception de "l'autre", vis-à-vis nous autres. Votre phrase "que les Québécois ne sont plus "prisonniers" ou réellement "opprimés" depuis longtemps au sein du Canada" est à mon sens inexact. Le bataille est maintenant souterraine, secrète, insidieuse comme un cancer qui ronge lentement mais sûrement. Nous en sommes fort conscient. Surtout depuis le "vol" du référendum de 1995. Le fédéral a mis tout son poids pour éliminer le sentiment d'appartenance des Quiébécois au Québec, même par le mensonge et le crime. Tous les scandales de ces derniers temps ne sont que la pointe de l' iceberg. Un sénateur a avoué ouvertement que le Canada était en guerre contre le Québec ! Rien de moins. Il faut souhaiter que la conscience de ces événements se répandent davantage chez le monde ordinaire, afin de faire échec au pouvoir de l'argent.

L'expression "Maudit Français" reférait, selon moi, au Français (souvent Parisien), qui débarquait ici avec la "Science infuse" et la répandait de haut, en critiquant nos façons de faire. Il ignorait évidemment l'ancienneté de cette micro-société. Toqueville l'a qualifiée "D'Ancienne France". Heureusement, ce personnage tend à disparaître, mais l'expression est restée.

Jean-Marie Francoeur, Montréal.

Pierre de La Coste

Cet article du Devoir m'a valu de nombreux courriels et il a été repris dans plusieurs sites, notamment le portail souverainiste www.vigile.net
Le débat a été chaleureux et amical. J'en tire l'idée que l'expression "maudit Français" appartient à une réalité ancienne et dépassée, mais néanmoins présente dans la mentalité collective.Le sens exact de cet expression varie d'ailleurs d'un interlocuteur à l'autres.
Mon excellent ami Réjean me fait la remarque suivante: "Je crois (opinion personnelle mais basée sur des articles et discussions) que ce point mène à une source plus prodonde soit un sentiment d’infériorité subconscient, collectif et historique (un attavisme serait peut-être le mot exact) des Québécois face aux Français. La cause de cet état date, de l’avis de plusieurs et du mien, de l’abandon historique de la France (on ne doit pas valoir grand-chose pour qu’il nous laissent pourrir ici avec des anglais) et de la réaction viscérale qui s’en suit de dire « maudits français… que le diable les emportent ». Si cette analyse s’avère correcte, est doit être une élément important de la toile de fond de youte discussion France – Québec."
Cet ami m'avertit aussi que je risque de m'attirer la formule "Maudit Français de quoi se mèle-t-il?" si je m'interesse de trop près à la situation politique au Québec (souveraineté, fédéralisme, autonomisme). Difficile dés lors de dire un certain nombre de choses que j'ai sur le coeur... Pour l'instant, j'ai écrit dans Le Devoir que l'acte d'indépendance n'avait pas eu lieu franchement entre Québécois et Français (comme entre Américains US et Anglais)et qu'il restait quelque chose d'inachevé entre les deux peuples, comme un acte manqué. Je reviendrais sur ce sujet dans un prochain billet.


René P.

En fait, l'expression "maudits francais" devait être complétée par (sous-entendu):"de quoi se mêlent-ils" ou encore: "pour qui se prennent-ils".L'expression pouvait être humoristique ou agressive, selon l'humeur de celui ou celle qui la proférait.Elle était utilisée lorsqu'une personne n'acceptait pas de se faire faire la lecon par son interlocuteur francais. Car à l'époque, le francais, qui arrivait d'un pays civilisé, donnait l'impression de prendre les québécois pour des inférieurs.
Mais les francais peuvent se consoler car les anglais étaient davantage mal recus. En effet, lorsque les anglais nous provoquaient, nous les traitions de :"christ d'anglais", ce qui signifiait un rejet catégorique.
Aujourd'hui, on aime bien les cousins francais mais les anglais, nous en avons ras le bol.

René P.

Livre Quebec

Livre sur le Québec. Il est amusant de constater que les différences ou les similitudes entre Québecois et François vues par un Québecois sont bien... différentes justement de celles vues par un Français. J'en profite pour signaler l'existence d'un ouvrage dû à Foulque d'Origny, Le pays sans volets aux volets jamais clos. Ce immigré, résidant depuis plusieurs années au Québec, entreprend de dépeindre l'envers du décord, de faire une critique acerbe non dénuée d'humour d'un Québec "plein de lui-même" dont les habitants semblent "marcher sur la tête". Tout est passé en revue, des démarches pour obtenir un CSQ (certificat de sélection du Québec), en passant par la demande de résidence permanenent jusqu'aux expériences faites au quotidien des institutions et de la société québecoise. Délicieux.
http://www.le-pays-sans-volets.com

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