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« Retour de Rio | Accueil | En 2008, la France a-t-elle "un retard à rattraper"? »

décembre 18, 2007

Commentaires

Vincent Benard

Bonjour Pierre ! Encore un désaccord au sein du duo infernal du rapport hyper-république:

Les français sont incorrigibles.

Persuadés que dès que quelque chose est à la mode, il faut un ministère pour y mettre de la rigidité, des normes imbéciles, et du prélèvement obligatoire.

Comme si la culture française rayonnait plus loin et plus fort grâce au ministère de la culture... Ou que les français étaient mieux logés grâce au ministère du logement ? (la, la réponse est clairement non: voir mon livre, http://www.crisepublique.fr/ ) ?

Avant de se demander qui serait le meilleur ministre, quelle serait la valeur ajoutée d'un tel ministère ?

Le PM ferait mieux de se constituer une petite Task Force interne sur la question, uniquement en charge d'aller botter le cul aux administrations qui n'avancent pas, et de rationaliser l'organigramme numérique de l'administration (Rien n'a changé, semble-t-il, depuis le rapport remis à H. Plagnol...) dans une optique de pure efficacité interne. Un ministère séparé, qui voudra s'occuper de tout et n'importe quoi (ainsi sont les bureaucraties...) c'est un poids mort de plus.

Suggestion à M. Santini, sur son poste actuel : mettre un Veto à l'octroi d'effectifs à ce nouveau machin.

versac

Entièrement en accord avec Vincent. J'en parlais récemment sur mon blog également.

A quoi servirait un tel ministère ? Quelles seraient les administrations dont il aurait la charge ? N'aurait-on pas plutôt besoin d'une réelle vision, de la part de ,notre gouvernement, de ce sujet, plutôt que d'un alibi de gestion de la chose ? Quant à y mettre André Santini ou Thierry Solère, cela relèverait pour moi, justement, d'une vision : le numérique, c'est pour les spécialistes, Dédé n'a qu'à s'en occuper. Qu'on s'occupe du numérique, mais par pitié, n'en faisons pas un domaine réservé à un ministre qui déchargera les autres des questions qu'ils ont à affronter...

Pierre de La Coste

Chers Versac et Bernard,
Deux remarques brèves avant que d'autres ne s'expriment:
1- André Santini est le moins interventionnistes de tous les maires. A Issy, tout ce qui peut être externalisé, y compris l'informatique et le parc automobile, l'a été. Résultat: les impôts n'ont pas augmenté depuis 20 ans, malgré la décentralisation et les entreprises se bousculent pour s'y implanter
2- AS n'est pas un spécialiste des Technologies qui fait de la politique, mais un politique qui compris que les technologies de l'information étaient essentielles...

versac

Il ne s'agit aps d'une critique d'André Santini, mais de l'inutilité ou de l'indaptation profonde d'un poste de ministre au numérique. Bien que porté par plein d'amis, je ne vois toujours pas l'intérêt d'un tel ministère, sans administration. Je ne crois pas aux ministres de missions ou aux min istre coordinateurs.

A la limite, la solution, si vous pensez qu'AS est le leader né d'une génération numérique, et l'homme de l'avenir des TIC, il vaut mieux militer pour qu'il aille à Bercy, et lance les chantiers.

Pierre de La Coste

A Bercy, il y est déja et il s'occupe des fonctionnaires...Pourquoi dites vous qu'un tel ministère n'aurait pas d'administration? Il existe plusieurs "morceaux" d'administrations qui pourraient être regroupés: le Délégation aux Usages de l'Internet, l'ex-ADAE qui est à Bercy, le service des TI de l'industrie dont j'ai oublié le nom actuel. Le danger est précisément que tout se concentre à Bercy.

Philippe Deracourt

Bonjour à tour les membres du club …de soutien à André Santini ?

Je m’associe aux réserves de Youval quant au rôle du club.
Quelques soient les mérites des uns et des autres, adresser une lettre d’information sur « Des rumeurs récentes, fortement relayées par Le Figaro… » me semble au demeurant étonnant.

Clore ce courriel pas des suggestions à André Santini dont la photo illustre illustre ce billet…comme si Pierre avait déjà une information sur le choix définitif ! On est dans le buzz ? Revenons aux débats passionnants et utiles qui nous rassemblent.

Deux questions se posent selon moi : faut-il un ministère de ce type ? Doit-il s’appeler de « l’ère numérique », le premier item est très discutable et pourrait faire l’objet d’un débat du club. Envisager un secrétariat d’Etat, comme cela a été évoqué antérieurement, pourquoi pas ; rattaché au Premier ministre, ce pourrait être un sujet de mémoire à l’ENA (pourquoi d’ailleurs la DGME est sous la tutelle de Bercy ?). Pourquoi avoir affaibli la visibilité de l'ADAE? Pourquoi si peu en direction des collectivités locales de la part de la DGME ? Et ne confond-on pas deux choses différentes : administration électronique et politique numérique en générale (je pense aux besoins criants des PME)?

Mais doit-on acter la rumeur ou plutôt porter le débat sur l'utilité et les missions d'une tel ministère? Et en fait je pense que c'est une fausse bonne idée. On a fait le constat au Grenelle de l'environnement des années d'impuissance des ministères sectoriels en écologie. Faut-il reproduire avec les TIC? Ou bien plutôt imaginer du nouveau en terme de politique publique que de répondre à chaque question par un ministère (alors que le président de la République affirme vouloir simplifier avec la réforme de l’Etat)

Dans les collectivités, les entreprises, les missions TIC, diverses, sont très transversales, rattachées de plus en plus souvent aux DG et non plus aux DSI. Les métiers s’emparent des innovations. On vante partout les nouvelles façons de travailler, d’animer de nouvelles politiques publiques au travers de réseaux d’acteurs. Je me demande si un ministère des TIC n’aurait pas été très utile …il y a quelques années.

A moins que le seul chemin efficace ne soit désormais un rattachement à l’Elysée…

Chers amis, je vous souhaite de bonne fêtes de fin d’année.

PS : le club me parait probablement en situation de fournir un directeur de cabinet de cet éventuel ministère, précisant que le candidat ne doit pas être logé en HLM…:)

Eric Legale

Bonjour à tous,

Tout d'abord, je tiens à préciser que ni André Santini ni moi même n'avons demandé à Pierre de lancer ce débat qui, aussi louable soit-il, concerne une rumeur dont nous ne discutons même pas entre nous à Issy.

Mais je voudrais quand même intervenir sur la question que pose ce billet : avons-nous besoin d'un ministre en charge du numérique ? Depuis la lecture du billet de Versac sur le sujet, je me suis beaucoup interrogé sur sa pertinence et son intérêt en 2008.

Je pense sincèrement que, contrairement aux cocorico officiels, la France n'a pas rattrapé son retard. Nous avons le meilleur taux d'abonnés au haut débit d'Europe. Tant mieux, mais la moitié de la population n'est pas du tout connectée. Nos écoles sont bien équipées (en tout cas c'est le cas à Issy)? Tant mieux, mais les enseignants n'ont toujours pas intégré le numérique dans leur travail. Les trois quarts de la population d'Issy sont connectés à domicile ? Super, mais il reste 25 % de la population, les plus fragiles, à accompagner. Nous avons donc encore beaucoup de travail devant nous et nous ne devons pas être aveuglés par ce que nous vivons dans notre microcosme online.

Je pense même que, dans notre domaine, nous avons reculé depuis l'absorption de l'ADAE (qui avait l'avantage de donner une visibilité à l'administration électronique) par le Ministère du Budget. Ce fut, pour moi, une terrible illustration de l'opinion que se font nos dirigeants de la révolution numérique.

Je ne partage pas l'avis de Versac qui pense qu'un ministre doit avoir une administration à diriger. Car c'est de cela que nous souffrons le plus : l'omnipotence de l'administration face aux politiques qui passent. Un animateur, un coordinateur pourrait être plus utile pour donner de la cohérence dans les projets numériques gouvernementaux. Cela aurait peut être évité l'absurdité du système des points de permis de conduire sur le web, que même Jacques Attali a jugé digne de Courteline sur son blog.

Nous avons, surtout, besoin de parler d'une seule voix à l'étranger, de valoriser nos meilleures initiatives (car il y en a, y compris à Bercy) et de donner à la notion de "France Numérique" un sens et un visage. Je me rappelle ce commissaire européen en charge de la société de l'information se plaindre à André Santini de sa difficulté d'avoir un interlocuteur à Paris, il y a quelques années. Cela n'a malheureusement pas changé.

On serait, c'est vrai, dans le symbole. Mais notre développement a besoin de symboles, et ce n'est pas incompatible avec l'action.

Enfin, je suis convaincu qu'il ne manque pas grand chose pour que notre pays accélère le mouvement, un peu d'huile dans les rouages ne fait pas de mal.

Merci, en tout cas, à Pierre d'avoir lancé ce débat.

Philippe Deracourt

C'était encore une rumeur...

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